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Lilian, BPJEPS APT au MUC Formation à Millau

Lilian LABORIE-ALMEIDA est apprenti en BPJEPS APT au MUC Formation de Millau. Cet apprenti aux multiples facettes (arbitre, joueur, entraineur) a longtemps cherché sa voie professionnelle pour enfin s'épanouir dans le sport, alliant passion et métier. Découvrez son portrait.

 

SON PARCOURS SCOLAIRE ET SPORTIF

Je me présente, Lilian, 25 ans. Originaire de la région parisienne, dans l’Essonne, plus exactement à Évry Courcouronnes. Je n’y ai pas grandi. À l’âge de mes trois ans, ma mère décide de vivre dans un cadre et contexte totalement opposés. Un nouveau départ avec toute ma famille, on se retrouva à poser nos valises dans le sud de la France, dans la ville de Millau.

Durant toute mon enfance et adolescence, j’habite dans le même quartier qui s’appelle « Beauregard », dans un vieux bâtiment HLM de couleur rouge. Dès notre arrivée, le destin me fait croiser la route de quatre personnes, qui au fil du temps, sont devenues indispensables dans ma vie. Encore aujourd’hui, 
leurs présences auprès de moi pendant maintenant plus d’une dizaine d’années, m’aide à me construire et à devenir ce que je suis en tant qu’homme. 

On développe tous ensemble un goût inconditionnel pour le sport. À part quand nous sommes respectivement derrière nos bureaux de l’école à écouter nos instituteurs, chaque moment en dehors de ce cadre est un prétexte pour se retrouver autour d’une activité sportive. Les grands événements sportifs télévisés pendant l’année, rythment et conditionnent notre quotidien. Entre les parties de football interminables qui durent des heures entières pendant la Coupe du Monde ou l’Euro, nos étapes du Tour de France en faisant le grand tour du quartier le plus vite possible, notre tournoi du Grand Chelem sur un terrain de football sans filet etc. Chaque endroit où on se trouve est notre aire de jeu : une cour de récréation, un parc, un parking, un bac à sable, une simple étendue de bitume…

Voilà comment se construisit ma passion si particulière pour le sport en général.

En parallèle, je cherche à pratiquer un sport en club. Au début, c’est l’effet de groupe qui m’emporte. 
Je veux faire comme mes amis. D’ailleurs le paradoxe fait que je suis le dernier à trouver une discipline qui me correspond. En l’espace de cinq ans, j’essaie quatre sports différents : Judo, Football, 
Taekwondo et Karaté. Ça a été difficile pour moi, car ceux que j’ai pratiqué auparavant, ont mis en lumière mes deux gros complexes : mon surpoids et ma dyslexie avancée. Malgré ces expériences négatives, 
un soupçon de positif en ressort. Avec le temps cela me donne le goût pour le bénévolat et accentue mon envie de trouver le « bon » sport afin d’y progresser. Je prends ces désillusions comme des échecs, 
car j’estime que comme tout le monde, j’ai le droit de trouver mon moyen d’épanouissement et de développement personnel. Mais par la suite, je récolte les fruits de ma persévérance et détermination.

C’est au milieu d’un parcours scolaire chaotique et semé d’embuches, qu’une lueur d’espoir est apparue dans ce long couloir de la vie. Grâce à ma professeure d’EPS en sixième, Madame CANITROT, 
je découvre d’une façon atypique le Basketball. En effet, avant même d’avoir un ballon orange entre les mains pour y jouer avec mes camarades, je commence avec un sifflet autour du cou. Le sport étant la seule matière ou j’arrive à ne pas être médiocre et ma seule échappatoire, je me prends au jeu. De fil en aiguille, à l’aide de son attention, sa bienveillance, son savoir et sa passion si communicative, elle arrive à allumer en moi cette flamme. Celle-ci grandissante, en voyant ma réceptivité et ma curiosité accroitre, 
c’est avec son encouragement que je décide de m’inscrire au club du SOM Basket, afin d’y devenir arbitre et joueur.
 

Depuis 2007, je suis un licencié du club de basketball de Millau : 

Lorsque je commence en tant que joueur, j’intègre la catégorie U13 (benjamins) en première année. Durant mes années jeunes, je joue à divers niveaux, du plus bas niveau départemental « Départemental Niveau 2 » en U13, jusqu’au plus haut niveau régional, « Top 12 » en U17 (cadets). Aujourd’hui étant joueur Sénior, je joue pour l’équipe phare du club, qui, depuis son accession cette année, évolue en « Pré-National » (première division régionale). En parallèle, je suis coach et joueur de l’équipe réserve qui joue en dernière division départementale « D2 ».

Entre 2007 et 2011, je me forme en interne dans l’optique de préparer le concours d’arbitre départemental. Depuis mes débuts et aujourd’hui encore, j’arbitre chaque weekend tous les matchs des équipes jeunes à domicile. Je fais également OTM (Officiel de Table de Marque) pour les matchs où il y a des arbitres officiels désignés sur nos rencontres. Seulement 2 ans après l’obtention du statut d’arbitre officiel, je monte d’un échelon au niveau supérieur (Régional). 
Pendant ma période scolaire, collège et lycée, j’ai officié à plusieurs reprises des tournois académiques et même deux championnats de France. À ce jour, ma tenue grise et mon sifflet ont pris place dans mon placard. 

La dernière corde manquante à mon arc est celle d’entraîneur / coach. C’est en 2010 que j’élargis une fois de plus mon arsenal, quand on me propose d’encadrer et d’animer des séances pour le 
Mini-Basket (5 à 10 ans). Dans la foulée, je passe deux diplômes fédéraux (Animateur et Initiateur), 
dans le but de construire des fondations importantes, aux niveaux outils pédagogiques et technique orientée basket.

En tant qu’ancien timide et introverti, c’est pour moi une belle revanche.

En ce qui concerne mon parcours scolaire, il a vraiment démarré en troisième, quand j’effectue la transition entre le collège et le lycée. J’intègre une classe de troisième appelée « Découverte Professionnelle ». J’établis une prise de conscience tardive mais nécessaire, de l’importance des études, dans le conditionnement de la réussite de notre vie future. Me permettant de voir et d’appréhender la situation de la meilleure des manières. Mon avenir professionnel dans ma tête étant flou, je choisis par défaut le Baccalauréat Professionnel Secrétariat. Après son obtention, le SOM Basket me propose de faire mon premier pas dans le vaste monde du marché de l’emploi. À la suite de cette première expérience professionnelle enrichissante, ne trouvant pas de travail dans ce même domaine, je décide de me réorienter. Je choisis donc un métier où il existe plusieurs similitudes dans les compétences que je possède déjà. Je me tourne alors vers un second Baccalauréat Professionnel, mais cette fois-ci Commerce. J’obtiens le BEP, qui est la certification intermédiaire lors d’un cursus du Baccalauréat Professionnel.

 

SA FORMATION AU MUC 

J’ai intégré depuis la rentrée de Septembre la promotion 2020 - 2021 du BPJEPS A.P.T 
(Activités Physiques pour Tous), au sein de la structure M.U.C Formation, qui possède une antenne à Millau (12).

En amont, comme dans la plupart des formations auxquelles on veut intégrer et plus particulièrement quand les formations sont sous l’égide de la D.R.J.S.C.S (Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale), des impératifs administratifs liés au dossier d’inscription et dans la continuité des tests d’entrée à effectuer sont nécessaires. Ils sont appelés les T.E.P (Tests d’Exigences Préalables). 
Je suis donc convoqué officiellement sur une journée complète afin d’effectuer plusieurs types de tests : 

Le premier un parcours de motricité avec différentes actions demandées et qui sollicitent d’allier plusieurs aptitudes : rapidité, habilité, coordination, dextérité et lucidité. Je finis l’intégralité de l’épreuve avec une seule pénalité de cinq secondes et un temps global de 1 minute et 10 secondes.

Le deuxième est celui du Luc-Léger, c’est un test physique qui a pour but de déterminer notre vitesse maximale aérobie (VMA). J’ai atteint l’objectif, celui d’arriver au début du palier 9.

La troisième est un test d’expression écrite qui dure une heure. Nous pouvons choisir parmi deux sujets proposés : « 1) Décrivez comment vous mettriez en place une activité physique » 
et « 2) Comment définissez-vous le sens du mot sécurité lors d’une activité physique ». Mon choix s’est orienté vers le sujet n°2. C’est le sujet qui m’inspire le plus, car j’estime que c’est un mot qui a une importance et un sens fondamental dans la vie de tout le monde au quotidien. C’est quelque chose qui est modulable selon le contexte dans lequel on se trouve.

Le dernier test est un oral, sous forme d’entretien d’embauche. Comme je le fais ici, on doit se présenter, puis évoquer notre parcours scolaire / professionnel, nos motivations, nos envies pour la suite, 
nos ambitions, notre vision à moyen et à long terme… Puis mes deux interlocuteurs du jour m’ont posé diverses questions sur les sujets évoqués précédemment pendant ma prise de parole.

Quelques jours après, je reçois un courriel me disant que les résultats de mes tests sont concluants. 
Je suis alors convoqué à une date ultérieure pour ma rentrée officielle en formation.

C’est la première fois que je suis une formation qui rallie mes deux domaines de prédilection : l’animation et le sport. À mon échelle, malgré expérience, je me rends compte au fur et à mesure du temps, que ce métier demande une perpétuelle remise en question et exigence. Que ça soit vis-à-vis de notre côté relationnel et de nos méthodes de travail par exemple. Mais dans un unique but : faire passer un moment d’évasion à nos pratiquants grâce au sport. Ce constat ne peut pas être fait sans avoir une certaine diversité et gage qualité parmi les formateurs que nous avons. Souhaitant tous la même chose, 
nous transmettre leurs propres connaissances, expériences, et conception du métier, pour entretenir ou amplifier cette passion commune au fond de nous. Certes avec des pédagogies et des approches différentes, mais toutes aussi intéressantes les unes que les autres. Tout ce que nous faisons, que ça se solde par une réussite, ou bien un échec, est fait pour nous apprendre et nous construire en tant que futur éducateur. C’est une grande richesse, qu’il faut prendre comme une chance que l’on doit absolument saisir. En ce sens, je peux être que ravi d’avoir intégré cette formation car elle m’apporte autant sur le plan professionnel que personnel. 

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POURQUOI L'APPRENTISSAGE ?

J’ai eu l’aubaine d’avoir été démarché par la structure elle-même. Le salarié et les membres du bureau du SOM Basket, connaissant ma situation personnelle compliquée, mon implication et dévouement indéfectible au sein du club, m’ont proposé un contrat en alternance, avec une formation à la clé. Ces facteurs non négligeables ont fixé notre marche à suivre, 
celle de l’apprentissage.

Je commence la formation avec un atout majeur. Celui d’évoluer dans une structure que je connais, dans sa composition et ses rouages. Automatiquement, pouvoir travailler dans un cadre qui nous est familier, développe plus facilement notre autonomie et nos responsabilités. De plus, ayant deux personnes très compétentes et disponibles à mes côtés en guise de tuteurs, 
que je connais et avec qui j’entretiens une relation mutuelle de confiance, favorise la réussite.

Le format hebdomadaire de la formation est idéal, il propose un juste équilibre entre la formation : l’apprentissage des connaissances, des outils pédagogiques et théoriques et dans la structure : permettant de mettre en situation concrète ce que nous apprenons, tout en engrangeant notre propre expérience.

 

SON projet PROFESSIONNEL FUTUR

De manière générale, quand j’entreprends quelque chose dans la vie, j’aime bien évaluer les possibilités qui s’offrent à moi et anticiper les éventuels scénarios pour ne pas être pris au dépourvu. Afin que je puisse prendre la meilleure décision, je souhaite me construire une vie décente et sereine, pour ma vie professionnelle et personnelle future, qu’elle soit à court ou à long terme. C’est pour cela que j’ai plusieurs idées de projets en tête :

1) Effectuer des formations complémentaires pour pouvoir proposer des activités physiques adaptées aux personnes en situation de handicap et aux personnes âgées : soit en sous-traitant et en intervenant directement dans les structures (EHPAD, IME, Centres Sociaux…), soit en montant une société en tant qu’auto-entrepreneur,

2) Passer le concours pour devenir (E.T.A.P.S) Éducateur Territorial des Activités Physiques et Sportives pour enseigner dans les classes d’une école élémentaire (CP à CM2),

3) Me spécialiser dans le Crossfit, Crosstraining, remise en forme, en passant un second BPJEPS A.F (Activités de la Forme),

4) Si possibilité de pérennisation du contrat au sein du club de basketball, me spécialiser dans la discipline de l’HandiBasket et du 3 contre 3 (sport olympique depuis peu).

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SES CONSEILS POUR UN FUTUR APPRENTI

Si toi aussi tu es passionné(e) par un ou plusieurs sports et que tu souhaites transmettre aux autres cette passion qui rythme ton quotidien, et que tu te reconnais en lisant ces mots :

  • Relationnel,
  • À l’écoute,
  • Imaginatif (ve),
  • Organisé(e),
  • Rigueur,
  • Adaptation.

Alors pourquoi ne pas en faire ton métier ? N’hésite plus, tu n’as juste qu’à foncer ! Cette formation est faite pour toi !