Partir pour apprendre autrement grâce à la mobilité internationale

En mars dernier, les apprentis de la promotion du DEJEPS Direction de Structure et de Projet du CREPS de Toulouse ont pu se rendre à Montréal au Québec, dans le cadre d’une mobilité internationale réalisée dans leur parcours de formation, financée par l’Opérateur de compétences dont dépend le contrat d’apprentissage.

 

Nourrir la formation par la découverte d’un nouveau modèle


Faire un pas de côté pour prendre du recul et analyser les pratiques Québécoises, c’est ce qu’a voulu faire Carl Orbach, coordinateur de formation du DESJEPS Direction de Structure et de Projet (DSP) au CREPS de Toulouse, en intégrant une mobilité internationale au sein du ruban pédagogique de la formation dont il est en charge. Pour le coordinateur, cette expérience permet « de prendre du recul sur nos propres modèles, notre propre organisation. ». 
Convaincu par ce dispositif, c’est la deuxième expérience de mobilité que Carl Orbach fait vivre aux apprentis qu’il forme, en partenariat avec le CFA Sport Animation Tourisme Occitanie, pour l’ensemble du montage administratif et financier du projet, un accompagnement qui, selon lui, est « vraiment facilitant pour la réussite de la mobilité. ».

 

Des échanges de pratique pour renforcer ses compétences professionnelles


Le Québec a été un choix stratégique dans la conception de ce projet, ce dernier impliquant un modèle sportif nord-américain différent de celui présent en France, tout en supprimant la barrière de la langue. Un intérêt bien compris par Marie Couvignou, apprentie de la formation, voyant une vision du sport « développée, différente de la nôtre et intéressante à ramener en France ». Dans cette découverte, la salariée du comité départemental de rugby de l’Aveyron perçoit une opportunité de changer les choses, avec par exemple, le développement d’un suivi psychologique dans les clubs français, ce qui est très présent dans la vision québécoise.
Bien que les modèles québécois et français puissent être différents, les problématiques rencontrées par les professionnels se rejoignent selon Samy-Léandre Kherroubi, apprenti au sein de Gymnasia. Pour le professionnel, cette mobilité est l’occasion de découvrir des « expressions de solutions différentes qui sont soit structurelles à la société québécoise et canadienne, soit qui peuvent aussi être très inspirantes ».

 

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©CREPS de Toulouse


La mobilité internationale, une réelle opportunité de partenariat


La mobilité internationale est une expérience enrichissante pour les participants accueillis, grâce à des professionnels qui leur consacrent du temps pour leur faire découvrir leurs pratiques. Une implication « remarquable » selon Samy-Léandre Kérroubi, qui souligne que la richesse de ces échanges « C’est nous qui sommes très demandeurs en fait […]. Et pourtant, ils nous ouvrent leurs portes, ils nous consacrent du temps, c’est vraiment quand même assez extraordinaire. »
Très bénéfique pour les participants, la mobilité s’avère être aussi une occasion pour les structures d’accueil d’échanger et de découvrir les modèles professionnels de leurs interlocuteurs. C’est aussi l’occasion pour eux de nouer de réelles relations partenariales, et d’être accueilli, à leur tour, chez leurs homologues français, ce qui réjouit Carl Orbach : « on est très contents au CREPS, parce que ça a pris forme et un des interlocuteurs que j'avais pu rencontrer à titre exploratoire avant, et qu'on a rencontré pendant la pendant notre mobilité, et bien eux aussi viennent au CREPS au mois de mai. »

 

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